Tous les arguments : pourquoi nous faisons grève à nouveau le 11 décembre.
Nous faisons grève parce que les autorités prévoient notamment le blocage des annuités, qu’elles aimeraient répéter sur quatre années. Ce sont des pertes annuelles de 10'000 à 20'000 francs à la clé pour le personnel. Le Conseil d’Etat refuse également de réévaluer les professions de la santé et du social qui ont un diplôme HES et reconnaissant à sa juste valeur ce diplôme. Il appelle à des économies dans des départements où les besoins ne cessent d’augmenter.
Pourquoi faire grève alors que les finances cantonales vont mal et que les autorités appellent tout le monde à faire un effort?
D’abord parce qu’après dix ans de cadeaux fiscaux aux grandes entreprises et aux plus riches contribuables, le déficit budgétaire n’est pas un malheureux incident mais la conséquence de choix politiques de privilégiés les plus riches au détriment de la population. Contrairement à ce que dit le Conseil d’Etat et la ministre des finances N. Fontanet, Genève ne connaît pas un problème de dépenses, mais un problème de recettes.
Ensuite parce que, contrairement à ce que disent les autorités, tout le monde ne sera pas appelé à faire un effort. Les autorités refusent de revenir sur les cadeaux fiscaux aux plus riches qui ont pourtant creusé le déficit actuel. Alors qu’on nous dit que les beaux jours sont derrière nous, le Conseil d’Etat veille à ce que le soleil continue de briller pour les grandes entreprises, les patrons et les plus riches.
Le SSP réclame l’introduction immédiate d’une contribution de solidarité ciblant celles et ceux qui ont largement tiré leur épingle du jeu ces dernières années, à savoir les plus riches et les grandes entreprises, afin de permettre de dégager les ressources nécessaires pour faire face aux difficultés économiques que certainS prédisent (ou exagèrent à dessein).
Pourquoi faire grève le 11 décembre ?
Parce que ce jour-là le Grand Conseil (parlement cantonal) devra se prononcer sur le projet de budget. S’il y a de fortes chances que le budget soit refusé, ce ne sera toutefois pas pour de bonnes raisons. La majorité de droite du parlement souhaite que le Conseil d’Etat accentue les coupes dans le personnel et les prestations.
Cela alors que le Conseil d’Etat a déjà annoncé sa volonté de trouver 1 milliard d’économie aux travers de deux plans d’économies de 500 millions de francs qui seront présentés en mars et en mai 2026 !
C’est dès maintenant qu’il faut mettre la pression contre nos autorités et leur dire notre refus de leurs politiques d’austérité !