1. La formation, c'est l'avenir. Et dans l'avenir, on investit, on n'économise pas.
La HES–SO forme les employé·es du service public de demain, que ce soit dans la santé, dans le social, dans l’administration ou dans les jardins. Alors que la droite nous rabâche sans cesse les oreilles avec l’importance “d’une main d’oeuvre qualifiée”, terme déshumanisant qui cache le fait que tout·e travailleureuse a des compétences particulières, c'est se tirer une balle dans le pied que de vouloir couper 2 millions dans la formation. Les hautes écoles ne sont pas des entreprises à rentabiliser, ce sont des lieux où l’on forme l’avenir.
2. Les étudiant·es de la HES-SO sont déjà précarisé·es.
A la rentrée, les étudiant·es de la HES-SO ont subi une hausse massive de leurs taxes d’études : +40 % pour les étudiant·es suisses et +110 % pour les étudiant·es non suisses. Pour faire passer la pillule de cette augmentation, la conseillère d'Etat Anne Hiltpold avait promis que les recettes seraient investies dans un encadrement de qualité et des prestations de soutien aux étudiant·es. Que du vent.
La précarisation des étudiant·es de la HES-SO se reflètent déjà dans l'augmentation des demandes auprès des offres de soutien social et de santé de la Haute école. Les étudiant·es viennent souvent de familles qui ne peuvent pas les soutenir financièrement et sont ainsi frappé·es de plein fouet par l'augmentation générale du coût de la vie.
3. La droite se moque une fois de plus du partenariat social.
Lors du renouvellement du contrat de prestations entre l’État et la HES-SO Genève, le Conseil d’État et la majorité du Grand Conseil (UDC-PLR-LC-LJS) ont imposé un amendement coupant 2 millions de francs par an dans le financement de la HES-SO. En agissant ainsi, le Conseil d’État rompt le dialogue avec une institution de formation publique et piétine le principe même des contrats de prestations.
Cette décision a été prise sans consultation ni information au préalable des syndicats. Le Conseil d’Etat semble considérer que le partenariat social est là pour faire joli alors que par derrière, il s’affaire à rendre la vie d’une partie de la population bien moche.
4. Cette coupe est simplement d’une mesure d’austérité sur le dos des jeunes
L'austérité n'est pas une donnée factuelle que nous devons accepter sans rien dire : c'est une stratégie consciente de la droite visant à affaiblir le service public. Elle a réduit les impôts des plus riches et des grandes entreprises pendant des années, ce qui a logiquement fait baisser les recettes fiscales, puis elle cherche maintenant à faire des économies sur le dos de la population.
Partout où la droite est au pouvoir, les attaques contre la formation et la recherche se multiplient : au Parlement fédéral aussi, la majorité de droite cherche à couper drastiquement dans le budget de la formation pour 2027. Dès aujourd'hui, ne laissons passer aucune attaque.
