Le Syndicat des services publics (SSP), membre de la coalition No G7, se réjouit de l’immense succès de la manifestation du 14 juin. Plus de 30’000 personnes ont pris les rues de Genève pour montrer, en autres, leur opposition aux architectes de la casse mondiale des services publics, prouvant la construction d’une résistance réelle face aux politiques d’austérité à Genève et dans le monde. La manifestation féministe a également signé le lancement d’une année de préparation de la grève du travail rémunéré et non rémunéré qui aura lieu le 14 juin 2027, organisée plus particulièrement dans les secteurs des soins, de l’éducation et du social.
Toutefois, le SSP condamne fermement la répression policière des manifestant·es. Aux côtés de plus de 200 personnes, plusieurs membres du SSP, des syndicalistes, des organisateur·ices et des bénévoles de la manifestation ont été retenu·es par la police de manière arbitraire pendant plus de 10h sur le quai Wilson, puis interpelé·es et fiché·es. Leur accès aux toilettes et à l’eau a été limité, et l’accès à la nourriture a été empêché. Cette action de la police n’était ni proportionnelle ni nécessaire et constitue une atteinte grave aux droits à la liberté et à la sûreté, ainsi qu’au droit de manifester.
La coalition No G7 a joué le jeu de la collaboration avec les autorités en acceptant le parcours imposé et en prenant les mesures nécessaires au bon déroulé de la manifestation, mais Carole-Anne Kast a tout de même choisi la voie de l’intimidation et de la répression collective alors que la police cantonale genevoise elle-même reconnaissait hier soir que les dégâts étaient minimes. Le 2 octobre 2025, la répression policière orchestrée par Carole-Anne Kast avait déjà mis en danger la vie de milliers de manifestant·es et le SSP s’alarme d’une pratique en passe de devenir systématique. Compte tenu également des tentatives répétées d’interdiction de la manifestation du 14 juin, de la politique de l’autruche de la ministre face aux violences qu’elle a faites subir à nos membres et camarades, le SSP estime désormais que seule sa démission pourra garantir qu’une situation similaire ne puisse se reproduire. D’ici là, le SSP exige des excuses publiques de la part de la ministre du Département des institutions et de la sécurité et du Procureur général Olivier Jornot, ainsi qu’une enquête externe sur la gestion humiliante de la situation d’hier soir. Enfin, la présence de Carole-Anne Kast n’est plus souhaitée aux événements que le SSP organise ou co-organise.
Le SSP se joindra à la coalition No G7 concernant toutes les suites nécessaires à donner à cette Kastastrophe.
