Lundi 27 avril, une trentaine d’employé·es de l’OMP ont transmis plus de 300 signatures d’éducateur·ices, d’enseignant·es spécialisé·es, de logopédistes, de psychomotricien·nes, de psychologues et d’assistant·es socio-éducative·fs à la Conseillère d’Etat Anne Hiltpold. Les 400 éducateur·ices engagé·es par l’OMP ont vécu une dégradation de leurs conditions de travail à la suite de l’introduction désastreuse d’une nouvelle directive à la rentrée 2025. Mathilde Mottet, secrétaire syndicale pour le SSP, témoigne : « De nombreuses personnes explosent leurs heures car le temps de préparation des moments éducatifs a été comprimé, des pauses obligatoires ne sont pas prises et les besoins des enfants se complexifient. »
La situation s’est encore empirée pour les éducateur·ices après l’imposition chaotique de la saisie de leurs heures en début d’année 2026. Massimiliano Masini, secrétaire syndical au SIT, explique : « Le système de saisie des heures ne permet pas de rentrer toutes les heures travaillées après 19h, le weekend ou pendant les camps alors qu’elles sont nécessaires. Par exemple, des réunions de parents ont lieu le soir. En réponse, les directions d’établissement spécialisés donnent des consignes contradictoires et encouragent le personnel à falsifier leurs heures. » A cela s’ajoute le blocage récent de la demande de revalorisation des salaires des éducateur·ices par le Conseil d’Etat.
Pour le personnel de l’OMP, la solution réside dans l’introduction d’un maximum de 28 heures par semaine en présence des élèves sur les 46h45 travaillées par les éducateur·ices à temps plein. Elles et ils revendiquent également la revalorisation de leurs salaires, l’évaluation sérieuse et indépendante de la directive et une augmentation du nombre de postes. Lundi après-midi, les représentant·es syndicaux du SIT et du SSP ont rencontré la Direction générale de l’OMP et la Conseillère d’État Anne Hiltpold pour les confronter aux demandes du personnel. Mathilde Mottet raconte : « L’employeur reste sourd aux demandes du personnel. Il semble ne pas vouloir organiser au mieux le travail, mais plutôt imposer brutalement sa politique budgétaire d’austérité. » Massimiliano Masini complète: « Comme la charge de travail demande plus d'heures que ce qui est prévu par les contrats, tant les DirES que la direction générale demandent de mieux prioriser ou travailler plus vite. Résultat? Une prise en charge des enfants et des adolescent·es dégradée et de moins en moins individualisée. »
Afin de défendre ses revendications, le personnel de l’OMP a donc décidé de faire la grève le jeudi 28 mai. Il appelle à la solidarité des enseignant·es et des parents pour défendre la qualité des prestations de l’enseignement spécialisé.











