Malgré la chaleur, environ 200 employé·es de l’Office médico-pédagogique se sont rassemblé·es ce lundi 22 juin devant les bureaux de leur employeur. Comme lors de la grève du 28 mai, la moitié des sites de l’OMP étaient aujourd’hui en grève car la Direction générale de l’OMP et le Conseil d’État refusent d’entrer en matière sur les demandes du personnel, qui restent toujours sans réponse. Le Directeur général de l’OMP, Eric Tamone, était d’ailleurs invité à une rencontre avec les grévistes lundi après-midi mais a décliné l’invitation, marquant encore une fois le refus de la Direction d’écouter le personnel. Une satire de la rencontre a donc été jouée afin de donner un aperçu des réponses habituellement données aux représentant·es du personnel : déconnection du terrain, pas de connaissances métiers, mépris et recherche d’efficience au prix de la santé du personnel et de la qualité des prestations.
Soutenu par le Syndicat des services publics (SSP), le Syndicat interprofessionnel des travailleur·euses (SIT) et la Société pédagogique genevoise (SPG), le personnel de l’OMP se mobilise contre la volonté de la direction de l’Office de soumettre les prestations en éducations spécialisée au seul dogme d’une efficience hors-sol. Il revendique :
- 28h/semaine maximum en présence des élèves sur les 46h45 travaillées par les éducateur-rice-s spécialisé-e-s à temps plein ;
- L’évaluation indépendante de la directive sur l’organisation du temps de travail des éducateur·rices et un moyen de comptabiliser toutes les heures travaillées ;
- La considération de l’encadrement des repas par les enseignant-e-s spécialisé-e-s comme du temps d’enseignement ;
- Un cahier des charges et un cadre horaire qui respectent les exigences identifiées dans la résolution de l’Assemblée du 13 novembre 2023 pour les ASE ;
- La revalorisation des salaires des éducateur-rice-s spécialisé-e-s, des assistant-e-s sociaux-ales et des ASE ;
- L’octroi et la stabilisation d’environ 60 équivalents temps-plein (ETP) pour le personnel enseignant et éducatif et d’environ 12 ETP pour le personnel thérapeutique et associé !
Depuis presque trois ans, le personnel de l’OMP a tenté différentes stratégies pour garantir des conditions dignes et nécessaires à l’octroi des prestations promises par le département : il a participé à un groupe de travail sur l’organisation du temps de travail des éducateur·rices, rédigé une contre-directive argumentée qui n’a même pas été reçue, élaboré un outil permettant de comptabiliser le temps réellement consacré à chaque tâche puis entrepris des actions de protestations, organisé des rassemblements, des manifestations et enfin la grève. Mais il essuie systématiquement un refus brutal d’entrée en matière de la Direction générale et de la Conseillère d’État de tutelle, Anne Hitpold, sur ses demandes. Aujourd’hui, espérant trouver enfin le moyen de se faire entendre et l’ouverture de négociations ad hoc, le personnel de l’OMP a donc chanté, scandé des slogans et fait du bruit sous les fenêtres de son employeur
Finalement, les employé·es de l’OMP appellent les parents, les proches et les élèves, qui sont tous et toutes des partenaires indispensables à une saine gestion de l’OMP, à se joindre à ses revendications car il s’agit de réclamer solidairement une éducation spécialisée basée sur le respect de l’humain que seule une prise en charge individualisée des élèves permet. Une assemblée du personnel a été convoquée le 3 septembre pour définir la suite de la mobilisation.
Galerie: Grève OMP 22 juin 2026
Photos Eric Roset








