Le personnel de la santé et de l’entretien demande une valorisation des salaires

Photo Eric Roset

de: Communiqué SSP et SIT

Les syndicats SSP et SIT ont déposé aujourd’hui auprès de la Chancellerie une pétition munie de plus de 4’500 signatures qui exige une revalorisation immédiate et substantielle pour les métiers des soins et d’entretien.

A l’appel des syndicats SIT et SSP, une cinquantaine de personnes – des soignant.es et des agent.es du service hygiène/propreté pour la plupart – s’est rassemblée ce midi au Parc des Chaumettes, juste en face des HUG.

Les syndicats ont annoncé le dépôt auprès de la Chancellerie d’une pétition munie de plus de 4’500 signatures, demandant une revalorisation des métiers des soins et d’entretien.

Depuis des années, le personnel des métiers des soins et d’entretien attend une revalorisation des salaires et une vraie reconnaissance de l’évolution des formations, des compétences et des responsabilités. Les salaires des métiers de soins et d’entretien ne sont en effet pas à la hauteur de l’exigence de ces fonctions qui ont considérablement évolué : prise en charge complexifiée, augmentation des délégations des compétences et des gestes, responsabilité accrue, évolution des technologies, formations plus exigeantes et pénibilité.

Il est temps d’accorder une juste reconnaissance des responsabilités, de la complexité et des pénibilités de ces métiers, majoritairement exercés par des femmes, par une revalorisation de leur rémunération.

Durant la crise sanitaire, ces métiers ont été en première ligne, prenant des risques pour leur propre santé et celle de leurs proches. Ces professionnel-le-s ont fourni un effort remarquable pour prendre en charge les patient-e-s atteint-e-s de la Covid-19.

Non seulement le Conseil d’Etat a refusé de leur accorder une prime Covid, mais en plus il prévoit de baisser les salaires de 1% pendant 4 ans, de suspendre les annuités 2021 et 2023, de ne pas indexer les salaires pendant 4 ans, et d’augmenter la part employé-e-s des cotisations CPEG dès 2022.

De plus, dès novembre, entre en vigueur une nouvelle convention entre les HUG et des boîtes temporaires sélectionnées suite à un appel offre. Le précédent accord avec les boîtes d’interim imposait le respect de la grille salariale de l’Etat. Dès novembre, ce ne sera plus le cas. C’est la porte ouverte au dumping salarial aux HUG et à une démultiplication du travail temporaire que nous dénonçons depuis des années.

C’est inacceptable ! Les syndicats exigent une revalorisation des métiers des soins et d’entretien et refusent toute attaque contre les salaires du personnel de la fonction publique et des secteurs subventionnés.

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04.06.2020 Pétition pour une valorisation des salaires des métiers des soins et d’entretien PDF (161 kB)
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