25 novembre - Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

de: Collectif pour la grève des femmes* / grève féministe du 14 juin

Soyons nombreuses et nombreux au rassemblement pour dire Stop à toutes les formes de violences sexuelles et sexistes le lundi 25 novembre de 17h à 18h30 au Passage de la Monnaie.

Plus d’une femme* sur cinq en Suisse est touchée par le viol ou les violences sexuelles, qui restent très largement impunis. La loi et le fonctionnement de la justice sont inadaptés et dissuadent les femmes* de porter plainte. Près de la moitié des femmes* touchées gardent le silence, et seule une très petite minorité porte plainte.

Une femme* sur trois subit au moins une fois dans sa vie professionnelle du harcèlement sexuel, et ses conséquences sont lourdes : atteinte à la santé, perte d’emploi, etc.

Le domicile est le lieu le plus dangereux pour les femmes* : les violences conjugales sont une réalité quotidienne pour des dizaines de mil- liers de femmes*. Ces violences vont des me- naces ou insultes jusqu’au meurtre : environ 25 femmes* sont tuées par leur partenaire ou ex-partenaire, et une cinquantaine font l’objet d’une tentative de meurtre chaque année en Suisse.

Dans les écoles, universités et autres institutions de forma- tion, les élèves et étudiantes commencent à oser dénoncer certains actes de harcèlement sexuel et/ou sexiste de la part de membres du corps professoral.

Dans la rue et les espaces publics (transports en commun, parcs, etc.), les femmes* sont régulièrement exposées à du harcèlement de rue : sifflements, gestes obcènes voire même agressions physiques.

Les femmes* migrantes, tout particulièrement celles sans statut légal, sont spécialement vulnérables à toutes les formes d’abus et de violences, les agresseurs comptant sur le fait qu’elles n’oseront pas les dénoncer de peur de se faire renvoyer de Suisse.

Certains médecins ou autres professionnels de la santé n’hésitent pas à abuser de la situation de dépendance de leurs patientes pour se livrer à des attouchements sexuels non voulus.

Nous refusons l’impunité des auteurs de violences, et réclamons des autorités qu’elles adoptent des mesures pour une véritable mise en œuvre de la Convention d’Istanbul sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes* et la violence domestique.

Nous réclamons en particulier une formation adéquate du personnel de la police, de la justice et des professions médicales sur la question des violences sexuelles, ainsi que la tenue de statistiques sur toutes les formes de violence sexiste, en particulier les féminicides.

Nous refusons la violence institutionnelle, qui se manifeste au travers du système policier et judiciaire, lorsque les plaignantes ne sont pas crues, voire humiliées, ou que les femmes* migrantes risquent l’expulsion.

Nous revendiquons une législation contre le harcèlement de rue, ainsi qu'une modification du Code pénal pour que tout acte sexuel non consenti puisse être pénalisé et que le féminicide soit considéré comme une circonstance aggravante.

Après la grève des femmes* du 14 juin 2019, on ne lâche rien !
Restons mobilisées pour combattre toutes ensemble la violence sexiste!

*toute personne qui n’est pas un homme cisgenre (soit un homme qui se reconnaît dans le genre qui lui a été assigné à la naissance).

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18.11.2019 Flyer Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes PDF (104 kB)
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