HUG: Victoire d’étape pour les soignants des urgences pédiatriques

de: Communiqué SSP

Dix postes pour le service d’accueil et d’urgences pédiatriques (SAUP) vont être crées. La mobilisation exemplaire du personnel soignant aura donc porté ses fruits, même si ce n’est que partiellement puisque ce sont 20 postes supplémentaires qui sont revendiqués. C’est une victoire d’étape pour les soignants qui ont décidé de suspendre les mesures de luttes, mais de maintenir leur revendication initiale.

Réunis en assemblée cet après-midi, les soignant-e-s des urgences pédiatriques ont pris acte de la création de dix nouveaux postes pour leur service.

Conscient-e-s que cela reste toutefois insuffisant pour pallier au grave sous-effectif présent depuis des année dans le service, ils maintiennent leur revendication initiale de 20 postes supplémentaires. Pour rappel, le calcul des besoins en postes a été fait selon une méthode approuvée et n’est pas une lubie syndicale.

Cependant, par souci d’apaisement, le personnel soignant a décidé de suspendre les mesures de lutte en place depuis le 2 mars.

Face au refus de la direction des HUG de négocier, le personnel soignant a décidé de dorénavant discuter directement avec le Conseil d’Etat qui s’est montré plus ouvert et à l’écoute de ses préoccupations. Un rendez-vous en ce sens va être demandé au Conseiller d’Etat Mauro Poggia.

Le syndicat des services publics (SSP) salue la mobilisation exemplaire du personnel soignant des urgences pédiatriques qui a su mettre suffisamment de pression sur les HUG pour permettre cette avancée significative.

Contexte :
Les soignant-e-s du SAUP demandaient un renforcement durable de l’équipe par du personnel fixe. Ce sont 8 postes d’infirmiers-ères, 6 postes d’assistant-e-s en soins et santé communautaire (ASSC) et 6 postes d’aides-soignant-e-s qui seraient nécessaires au bon fonctionnement du service. Le personnel s’était rassemblé une première fois devant l’entrée des urgences pédiatriques le 14 février dernier pour alerter la population sur la situation alarmante dans son service. Face au refus de la direction d’ouvrir des négociations, le personnel avait alors entamé le 2 mars des mesures de lutte consistant à cesser tout acte n’étant pas en lien direct avec les soins aux enfants. Un nouveau rassemblement avait eu lieu devant l’entrée principale des HUG le 6 mars.

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