HUG - Les soignants du service d'accueil et d'urgences pédiatriques entame des mesures de lutte dès demain

Photo Eric Roset

de: Groupe SSP-HUG

Face au refus de la direction des HUG d’ouvrir des négociations sur ses revendications, le personnel soignant du Service d’accueil et d’urgence pédiatriques (SAUP) a décidé de mettre en place des mesures de lutte dès demain.

Le personnel soignant du SAUP l’avait annoncé dès le 14 février dernier : en cas de refus de la direction des HUG d’ouvrir des négociations, il entamerait des mesures de lutte. La direction n’a pas semblé prendre au sérieux cet avertissement puisque la rencontre entre la délégation syndicale et la direction qui s’est déroulée mardi dernier s’est soldée par une non-entrée en matière.

Réuni ce jour en assemblée, le personnel soignant, soutenu par le Syndicat des services publics (SSP), a voté à l’unanimité la mise en place de mesures de lutte dès le samedi 2 mars, à savoir :

  • Cesser la facturation des soins infirmiers et des médicaments,
  • Cesser tout acte qui n’est pas en lien direct avec les soins aux enfants,
  • Cesser d’offrir aux HUG des heures travaillées non-comptabilisées.

Déterminé, le personnel a réitéré - via une résolution envoyée à la direction - sa demande d’ouverture de négociations dans les plus brefs délais. Il se réunira à nouveau prochainement.

Pour rappel, les soignant-e-s du SAUP demandent un renforcement durable de l’équipe par du personnel fixe. Ce sont 8 postes d’infirmiers-ères, 6 postes d’assistant-e-s en soins et santé communautaire (ASSC) et 6 postes d’aides-soignant-e-s qui seraient nécessaires au bon fonctionnement du service. Le personnel s’était rassemblé devant l’entrée des urgences pédiatriques le 14 février dernier pour alerter la population sur la situation alarmante dans son service. Depuis plusieurs années, le SAUP voit en effet son activité augmenter, mais sa dotation en personnel diminuer. Les conséquences sont considérables, d’une part pour le personnel (taux d’absence élevé (12%), épuisement professionnel, stress, impossibilité de prendre les pauses réglementaires), et d’autre part pour les enfants (insécurité, baisse de la qualité des soins).

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