HUG - Le personnel soignant réclame 500 postes supplémentaires

Photo Eric Roset

de: Communiqué de presse SSP - Secteur Santé

Le syndicat des services publics (SSP) dénonce un sous-effectif chronique dans les services des HUG ainsi que ses conséquences sur les conditions de travail, la santé du personnel et la qualité des soins. Une pétition signée par plus de 1800 soignant.e.s réclamant 500 postes supplémentaires a été déposée ce matin auprès du Grand Conseil.

Après avoir brièvement rencontré le Conseiller d’Etat Mauro Poggia ce matin, une délégation de soignantes et de soignants des HUG, soutenue par le Syndicat des services publics (SSP), a déposé au Secrétariat général du Grand Conseil une pétition intitulée

« Pour davantage de postes de soignants aux HUG. Pour une meilleure qualité des soins et des conditions de travail dignes ».

Ce ne sont pas moins de 500 postes qui sont revendiqués par les 1824 signataires - toutes et tous soignant.e.s aux HUG - pour pallier un sous-effectif chronique dans la majorité des services.

L’équation est simple : le déficit de personnel engendre une surcharge de travail. Cela a d’importantes conséquences sur les conditions de travail, la santé du personnel et bien sûr la qualité des soins.

Depuis plusieurs années, on observe une véritable dégradation des conditions de travail des soignant-e-s aux HUG. Les règles institutionnelles et la loi sur le travail (LTr) ne sont pas toujours respectées et le management est le plus souvent autoritaire : flexibilité extrême demandée au personnel, intensification du rythme de travail, engagement de plus de 1'000 soignants. intérimaires par an (qui surchargent et insécurisent le personnel fixe), violation des droits de pauses règlementaires, non-reconnaissance des heures supplémentaires, etc.

Cela se répercute sur la santé du personnel (le taux d’absence pour maladie aux HUG est de plus de 10%) et sur la qualité des soins.

C’est pourquoi, outre une augmentation significative des effectifs soignants, les signataires réclament l’arrêt des violations des règles institutionnelles et de la loi sur le travail (LTr), un management respectueux et bienveillant ainsi qu’une amélioration des diverses indemnités existantes.

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