HUG - Le personnel soignant du service d'accueil et d'urgences pédiatriques continue sa lutte pour davantage de postes

de: Communiqué SSP

Après un premier rassemblement en février et la mise en place de mesures de lutte débutées le 2 mars, les soignant-e-s du Service d’accueil et d’urgence pédiatriques (SAUP) continuent à se mobiliser pour obtenir 20 postes supplémentaires.

Aujourd’hui, le personnel soignant du SAUP s’est à nouveau mobilisé, manifestant en début d’après-midi devant l’entrée principale des HUG. Il exige la création de 20 postes de travail supplémentaires pour pallier à un grave sous-effectif qui ne permet pas d’assurer correctement les prestations à la population et qui met en danger la vie des enfants.

Dans un communiqué, la direction des HUG a annoncé hier soir qu’elle recevra la délégation syndicale le jeudi 7 mars pour l’« informer des décisions prises », preuve s’il en faut de son refus de négocier.

Le personnel soignant du SAUP maintient ses revendications et demande 8 postes d’infirmiers-ères, 6 postes d’assistant-e-s en soins et santé communautaire (ASSC) et 6 postes d’aides-soignant-e-s.

Les mesures de lutte décidées en assemblée le 2 mars sont maintenues : le personnel soignant continuera à ne plus effectuer la facturation des soins infirmiers et des médicaments, à cesser tout acte qui n’est pas en lien direct avec les soins aux enfants et à cesser d’offrir aux HUG des heures travaillées non comptabilisées.

Contexte :
Les soignant-e-s du SAUP demandent un renforcement durable de l’équipe par du personnel fixe. Ce sont 8 postes d’infirmiers-ères, 6 postes d’assistant-e-s en soins et santé communautaire (ASSC) et 6 postes d’aides-soignant-e-s qui seraient nécessaires au bon fonctionnement du service. Le personnel s’était rassemblé devant l’entrée des urgences pédiatriques le 14 février dernier pour alerter la population sur la situation alarmante dans son service. Face au refus de la direction d’ouvrir des négociations, le personnel avait alors entamé le 2 mars des mesures de lutte consistant à cesser tout acte n’étant pas en lien direct avec les soins aux enfants.

Depuis plusieurs années, le SAUP voit son activité augmenter, mais sa dotation en personnel diminuer. Les conséquences sont considérables, d’une part pour le personnel (taux d’absence élevé (12%), épuisement professionnel, stress, impossibilité de prendre les pauses réglementaires), et d’autre part pour les enfants (insécurité, baisse de la qualité des soins).

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