Votations du 27 septembre 2020

Recommandations de vote du SSP Genève.

Votations fédérales

  • NON à l'initiative de l’UDC « pour une immigration modérée (initiative de limitation) : l'accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) reposent sur l'idée que les Suisses et les citoyens des Etats membres de l'Union européenne peuvent choisir librement leur lieu de travail et leur domicile sur le territoire de chacun des pays concernés. L'initiative de l'UDC veut y mettre un terme. Malgré les critiques que l'on peut formuler sur le dispositif de «libre-circulation», le SSP vous invite à refuser cet objet. En effet, l'UDC ne veut pas moins d’immigré-e-s, elle veut moins de droits pour les immigré-e-s. La suppression de la libre-circulation aura pour effet de précariser leur droit au séjour et de réduire leurs droits sociaux.
  • NON à la modification du 27 septembre 2019 de la loi fédérale sur l'impôt fédéral direct (Déduction fiscale des frais de garde des enfants par des tiers) : Cette réforme, adoptée en septembre par le Parlement, vise à permettre aux familles de bénéficier de déductions plus élevées pour les frais de garde des enfants. Si l'objectif du projet est de favoriser la conciliation entre famille et travail, celui-ci ne favorise de fait que les familles ayant de hauts revenus. C'est donc un cadeau fiscal déguisé pour les riches. Le SSP vous invite donc à refuser cet objet.
  • OUI au congé paternité : alors que l'une des revendications de la grève du 14 juin 2019 était l'obtention d'un congé parental de plusieurs mois, c'est d'un congé paternité de 2 semaines dont il sera question lors des prochaines votations. C'est bien peu, mais c'est déjà un début qui sera inscrit dans la constitution fédérale au même titre que le congé maternité, ce qui nous permettra de revendiquer un véritable congé parental, garantie d'une véritable égalité dans l'éducation des enfants. De plus, en terme de dépense, ce congé ne coûterait au maximum que 230 mio, bien peu en regard des quelques 24 mia nécessaires à l'achat de nouveaux avions de combat.
  • NON à l’acquisition de nouveaux avions de combat : des choix clairs s’imposent, entre gaspiller des milliards pour nous donner l’illusion d’être protégé contre d’hypothétiques et peu probables menaces futures ou les utiliser pour répondre aux besoins pressants de l’heure, en matière sanitaire et climatiques en particulier. De la sorte, les 24 milliards prévus pour les avions pourraient servir à financer la création de places de travail d’utilité sociale et environnementale, à développer des filières de formation et d’apprentissage et la recherche dans les domaines de la santé publique, de la protection de l’air, de l’eau et des rivières et ainsi de suite…

Votations cantonales

  • OUI au salaire minimum : à Genève, il y a 10% des salarié-e-s qui touchent en dessous de 23 CHF par heure, dont deux tiers sont des femmes. Grâce à un salaire minimum, une augmentation des salaires les plus bas améliorerait donc directement les conditions de travail et de vie des personnes les moins bien rémunérées, et touche donc en particulier des femmes. Le salaire minimum de 23 CHF par heure permettrait de valoriser un peu plus le travail dans les secteurs féminisés et ainsi de corriger une partie de l'inégalité salariale.
  • OUI à Zéro Pertes : la réforme de l'imposition du bénéfice des entreprises (RFFA) va considérablement réduire les rentrées fiscales. Cette année, environ 500 millions de francs manqueront dans les caisses de l'Etat, en raison de généreux cadeaux fiscaux accordés aux grandes entreprises. L'initiative vise donc à inscrire plusieurs principes dans la constitution: lutte contre la concurrence fiscale intercantonale, préservation du financement des services publics et des prestations à la population, maintien du niveau des recettes fiscales et renforcement de la progressivité de l'impôt. Le SSP vous invite à voter oui à cet objet.
  • OUI à une aide à domicile garantie pour tous : cette loi inscrit dans la Constitution genevoise que le canton garantit l’accès aux soins à domicile en assurant leur financement. Le SSP appelle à voter en faveur de cette loi, car il est primordial que l’IMAD (institution publique d’aide et de soins à domicile) assure une prise en charge de qualité des personnes nécessitant des soins, notamment les personnes âgées. Il est primordial de mettre au centre le bien-être de la population et d'avoir des services publics forts. Ce sont encore trop souvent les femmes de la famille qui sont appelées à pallier l’insuffisance des prestations pour nos aîné-e-s et les personnes dépendantes. Elles en portent la charge mentale. Alors que les besoins explosent avec le vieillissement de la population, les subventions allouées à l’IMAD sont insuffisantes. Et lorsque les moyens manquent pour engager des effectifs supplémentaires, ce sont les conditions de travail du personnel soignant (essentiellement des femmes) qui se dégradent.

Le SSP ne donne pas de recommandation de vote sur les autres objets.